Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
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Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]

Commande de Pink TV, "Etre gay en banlieue", le documentaire de Mario Morelli, n’a pas été facile à mettre en place. "Je souhaitais des témoins peu nombreux qui aient le temps de s’exprimer, qu’on ait le temps d’apprendre à connaître et qui parlent à visage découvert", indique le réalisateur, qui admet avoir eu du mal à trouver des personnes qui acceptent de se dévoiler face caméra. Du mal sans doute mais avec un succès au final, car Brahim, Mikaël, Julia et Emir — les quatre témoins finalement retenus — témoignent avec intelligence et émotion de leur vie de gay ou de lesbienne dans les cités ou dans les banlieues.
Il est question d’homophobie bien sûr, de la clandestinité qui assure une certaine forme de sécurité, des stratégies personnelles élaborées pour limiter les risques d’agressions physiques comme verbales. "Il est aussi question de courage, rappelle Mario Morelli. Moi qui suis hétéro, père de famille, j’ai été marqué par cette violence dont sont victimes les homos, ce phénomène extrêmement malsain, cette espèce de barbarie qui n’est d’ailleurs pas propre aux cités. Ce film est un moyen de témoigner d’une réalité comme peut le faire le mouvement Ni putes, ni soumises parce qu’il ne faut pas attendre qu’il y ait des mecs battus ou violés pour réagir. Il s’agissait aussi pour moi de faire avancer la cause, de montrer que certains ont le courage de témoigner".
Très habilement, le film montre aussi des confrontations entre des témoins (Emir et Brahim) et des jeunes des cités, qui frappent par le mécanisme et la dureté de leur réaction ("Le mec qui te dit qu’il est homosexuel, c’est comme s’il t’avait insulté"). "J’espère que ce film sera vu par des hétéros des cités et qu’ils comprendront qu’en disant cela, ils tiennent un rôle, qu’ils ne sont qu’une caricature dont ils sont eux-mêmes les victimes".
Jean-François Laforgerie
Diffusions : Le 28 janvier à 15 h 30 GMT sur Pink TV, rediffusion le 2 février à 14 h 10.
Dernière édition par le Dim 29 Jan - 12:57, édité 1 fois
Mikaël : Ne pas reculer face à l’homophobie
Mikaël : Ne pas reculer face à l’homophobie
Domicilié à Courcouronnes, Mikaël, 24 ans, est un des témoins du documentaire "Etre gay en banlieue". En couple, ouvertement gay (il a de nombreuses responsabilités associatives), il vit en banlieue par choix. Par militantisme même.
"Depuis 2000, j’ai vécu dans plusieurs villes de banlieue avant de m’installer à Courcouronnes, dans un quartier plutôt résidentiel mais à une rue du quartier chaud de ma ville et à quelques mètres du quartier des Pyramides à Evry qui a connu des problèmes récemment. J’habite à côté d’une gare et d’un centre commercial où, pour ma tranquillité, je ne vais jamais. Je préfère aller plus loin, dans d’autres endroits ou j’ai plus de liberté, notamment celle de pouvoir embrasser mon copain. Ça ne me pèse pas trop sur le plan personnel parce que j’en ai fait mon deuil mais plutôt sur le plan militant parce que je n’arrive pas à admettre ce racisme anti-gay. Dans la résidence où j’habite, les voisins sont informés. Je vis avec Akim, mon copain de 24 ans, avec lequel je me pacse très bientôt. Sa famille est au courant, sauf son père, et cela ne se passe pas trop mal car sa mère voit que nous tenons l’un à l’autre. Dans ma famille, la situation est plus difficile. Je ne vais pas mentir, c’est d’abord pour des raisons économiques que je me suis installé en banlieue. Mais j’y ai trouvé un cadre, une ambiance qui me conviennent, contrairement à Paris où je trouve les mentalités gay assez stéréotypées, superficielles et discriminatoires. Je compte rester en banlieue, même si vis-à-vis de l’homosexualité la situation n’est pas toujours évidente. Je ne vois pas pourquoi je partirais. Je vis normalement. Je ne me sens pas différent des autres. Et puis, si on recule face à l’homophobie, on donne raison à ceux qui le sont."
Domicilié à Courcouronnes, Mikaël, 24 ans, est un des témoins du documentaire "Etre gay en banlieue". En couple, ouvertement gay (il a de nombreuses responsabilités associatives), il vit en banlieue par choix. Par militantisme même.
"Depuis 2000, j’ai vécu dans plusieurs villes de banlieue avant de m’installer à Courcouronnes, dans un quartier plutôt résidentiel mais à une rue du quartier chaud de ma ville et à quelques mètres du quartier des Pyramides à Evry qui a connu des problèmes récemment. J’habite à côté d’une gare et d’un centre commercial où, pour ma tranquillité, je ne vais jamais. Je préfère aller plus loin, dans d’autres endroits ou j’ai plus de liberté, notamment celle de pouvoir embrasser mon copain. Ça ne me pèse pas trop sur le plan personnel parce que j’en ai fait mon deuil mais plutôt sur le plan militant parce que je n’arrive pas à admettre ce racisme anti-gay. Dans la résidence où j’habite, les voisins sont informés. Je vis avec Akim, mon copain de 24 ans, avec lequel je me pacse très bientôt. Sa famille est au courant, sauf son père, et cela ne se passe pas trop mal car sa mère voit que nous tenons l’un à l’autre. Dans ma famille, la situation est plus difficile. Je ne vais pas mentir, c’est d’abord pour des raisons économiques que je me suis installé en banlieue. Mais j’y ai trouvé un cadre, une ambiance qui me conviennent, contrairement à Paris où je trouve les mentalités gay assez stéréotypées, superficielles et discriminatoires. Je compte rester en banlieue, même si vis-à-vis de l’homosexualité la situation n’est pas toujours évidente. Je ne vois pas pourquoi je partirais. Je vis normalement. Je ne me sens pas différent des autres. Et puis, si on recule face à l’homophobie, on donne raison à ceux qui le sont."
Dernière édition par le Dim 29 Jan - 12:52, édité 1 fois
Rachid : Un sujet trop tabou

Rachid : Un sujet trop tabou
Rachid, 22 ans, est barman dans le Marais. Un moyen pour lui de fuir sa banlieue de Chelles et de fréquenter d’autres gays sous couvert d’un emploi.
Rachid a déjà été agressé verbalement par des inconnus : "Je suis une insulte à leur idée de la virilité. Ils rejettent de façon agressive ce qui est contraire à leur système. Dans les bars, ça n’arrête pas : "Les pédés, il faut les massacrer…" Je n’entends pas de tels propos à Paris dans les cafés hétéros." Pas question pour lui de faire son coming out auprès de ses parents : "C’est un sujet trop tabou ! J’ai eu une première mauvaise expérience avec ma sœur qui est tombée sur des pass pour des soirées gays. Alors qu’elle a plein d’amis homos, elle m’a diabolisé, c’était une sorte d’apocalypse de voir que sa famille était touchée. Elle parlait du milieu homo comme d’un univers malsain. Tout n’y est pas rose, c’est vrai, mais je travaille dans un bar gay et j’en retiens surtout une bonne ambiance de camaraderie.
Ma mère me demande souvent si j’ai une copine : je ne réponds pas. J’ai hâte d’être indépendant, d’avoir mon propre appartement."
Quelles sont les raisons de cette homophobie ? Rachid évoque le sujet religieux : "Je sais que toutes les religions sont anti-homos dans leurs interprétations. Pour ma mère, le premier devoir d’un musulman est d’avoir une progéniture. Elle voudrait des petits-enfants. Elle serait néanmoins moins choquée si je lui avouais que le seraient mon frère et mon père, pour qui il s’agit de fierté. Ils craindraient le qu’en dira-t-on. Il y a beaucoup de chômage en banlieue, beaucoup de temps donc pour causer des autres, critiquer le voisin…"
Hugues Drappier
Dernière édition par le Dim 29 Jan - 12:53, édité 2 fois
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
Mini sondage
L’association LGBT de banlieue Angel 91 a réalisé un sondage auprès de ses adhérents sur l’homophobie. Sur 30 réponses, 11 personnes ont indiqué avoir déjà subi des violences physiques, 6 des insultes homophobes et 3 seulement "trouvent les gens supercool avec les homos".
L’association LGBT de banlieue Angel 91 a réalisé un sondage auprès de ses adhérents sur l’homophobie. Sur 30 réponses, 11 personnes ont indiqué avoir déjà subi des violences physiques, 6 des insultes homophobes et 3 seulement "trouvent les gens supercool avec les homos".
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]

Aurore : Les insultes sont quotidiennes
Aurore a 19 ans. Elle est actuellement en terminale à Melun. Bisexuelle, elle vit dans une cité. Avec un meilleur ami gay, elle connaît bien le problème de l’homophobie des banlieues.
Quand son copain Hakim lui a fait part de son homosexualité, Aurore s’est sentie comme libérée : "Enfin, j’ai pu avouer que j’étais attirée par les femmes. Hakim et moi nous connaissions depuis l’enfance, mais ce point commun a renforcé notre amitié et nous sommes devenus solidaires l’un de l’autre. Il m’a fait découvrir le Marais, les endroits homos de la capitale. Je n’ai pas encore le courage d’aller seule dans un bar lesbien, mais ça viendra…"
Féminine, elle n’est pas "outée" dans sa cité et s’en félicite : "Je suis témoin d’actes homophobes régulièrement. Les insultes "pédé !" sont quotidiennes. Le plus méprisable est que, parmi eux, il y a des gays. Je les ai déjà croisés dans les bars, les boîtes, ou ils me l’ont avoué. Mais ils suivent les autres dans leurs agressions pour ne pas se faire rejeter. Je ne vais pas répondre : "Arrête, toi aussi tu l’es" pour qu’ils aient des problèmes. Je préfère me taire."
Si Aurore se mettait en couple avec une fille, ce n’est certainement pas en banlieue qu’elles s’établiraient. "C’est peut-être plus dur quand on est gay parce que, pour ces jeunes, ça atteint leur machisme. Mais un couple de lesbienne vit près de chez moi et quand elles passent dans la rue, on va jusqu’à leur jeter des pierres ! J’ai hâte de finir mes études, de trouver un emploi pour m’installer au centre de Paris. Je précise au centre parce que mon expérience en banlieue me fait craindre de retrouver la même mentalité dans des arrondissements populaires."
Hugues Drappier
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]

Karim : Je reste moi-même
Karim, 26 ans, résident de la banlieue nord-ouest, prépare un doctorat à Paris et fréquente la nuit gay avec beaucoup de recul et de simplicité. Une triple vie en quelque sorte…
Karim connaît bien la banlieue : "J’y suis né. J’y ai mes amis et mes repères, je suis d’une famille très soudée, même si mes centres d’intérêt culturels sont à Paris. L’homophobie des banlieues s’exprime surtout dans le groupe car elle permet de renforcer la masculinité. Il faut surenchérir dans les propos injurieux car celui qui défend les homos sera systématiquement suspecté d’en être un. Pris à part, la plupart tiennent un tout autre discours. Il y a des gays parmi eux, mais qui ne peuvent s’affranchir que sur Paris. J’ai pu y croiser pas mal d’amis ou de connaissance de mon quartier".
S’il a parlé de son homosexualité à ses frères et sœurs, pas un mot à sa mère : "J’ai déjà besoin de me détacher de mon environnement pour penser à lui dire quoi que ce soit. C’est pendant mes trois ans passés loin d’eux, à l’étranger, dans le cadre des études, que j’ai pu cogiter pour m’accepter en tant que gay. Il y a en moi une retenue, une forme de non-dit. Ces sujets ne sont pas abordés dans le cadre de la famille. En ce qui concerne ma mère, je crois qu’elle a deviné."
En attendant de s’installer sur Paris, Karim rejoint tous les soirs sa cité : "Je n’ai pas de stratégie pour cacher mon homosexualité. Je reste moi-même. Je ne suis pas efféminé, je ne laisse donc pas planer un quelconque doute. Il y a, en banlieue, une sorte de respect de la vie privée et on ne parle pas de sexualité lorsque l’on parle de soi. Si on me demandait si je suis homo, ce qui n’est jamais arrivé, maintenant, avec le raisonnement que j’ai acquis, je dirais que oui."
Hugues Drappier
Dernière édition par le Dim 29 Jan - 13:02, édité 1 fois
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
Banlieue : comment les gays y vivent
Par Hugues Drappier et Jean-François Laforgerie
"Je suis le prisonnier le plus libre de Grigny", lance dans un sourire désabusé, Emir, un des témoins de l’excellent documentaire "Etre gay en banlieue". Une façon pour lui d’exprimer le paradoxe qu’il y a à vouloir s’assumer comme homosexuel dans un contexte, la banlieue, hostile à cette visibilité. Bien entendu, l’homophobie n’est pas l’apanage des cités mais les difficultés spécifiques à certains quartiers — et la nature même des rapports sociaux qui y ont cours — conduisent à des manifestations très dures et parfois violentes.
"La visibilité comporte des risques, rappelle Mikaël Vanhonacker (1). Nous avons ouvert une permanence d’accueil d’Angel 91 (principale association LGBT de banlieue, avec près de 140 adhérents les bonnes années) à Courcouronnes. Deux semaines durant, certains de nos adhérents ont été pris à partie par des jeunes, insultés. Nous avons déposé une main courante au commissariat, eu le soutien de la mairie et de la police municipale. Depuis, tout va bien."
"On peut être persécuté comme un noir. On a aussi mal, mais les gens ne comprennent pas ça", affirme Julia dans "Etre gay en banlieue". La jeune femme, qui vit à Seine Saint-Denis, a même choisi la colocation avec un garçon pour donner le change et ne pas être "ciblée" comme lesbienne. Emir, lui, vit tous les jours l’homophobie. Remarques, petites vexations, il en a pris son parti. "Je passe à travers les balles", indique-t-il. Il s’est cependant ménagé des havres de paix, dont le Marais, pour "se reposer" un peu et vivre comme il l’entend. "Akim, mon copain, n’a jamais fait partie d’une bande. Ce qui est déjà louche en soi dans le quartier d’où il vient. Il a suffi que je vienne le chercher plusieurs fois chez lui pour qu’il soit étiqueté gay et qu’on commence à l’emmerder, se rappelle Mikaël. Une fois, c’est allé trop loin. Il a réagi avec force et depuis ça va". Des exemples partagés par beaucoup de gays et de lesbiennes en banlieue.
"Il ne faut pas sous-estimer le poids de la famille et surtout celui de la religion, explique Mario Morelli, réalisateur du documentaire "Etre gay en banlieue". Cette influence se sent dans le formatage des réactions de jeunes qui vivent dans des coins très différents mais dénoncent l’homosexualité avec les mêmes termes, les mêmes images." "C’est vrai que la famille joue, indique Franck Barbenoire, président par intérim d’Angel 91. Certains jeunes qui viennent nous voir n’ont aucun soutien dans leur famille et disent que s’ils s’affirmaient comme homos, ils seraient chassés de chez eux et exclus de leur famille". C’est surtout le cas chez les familles très religieuses.
Pourtant en dépit des difficultés, nombre de gays et de lesbiennes n’ont pas renoncé à vivre en banlieue et pas seulement pour des raisons économiques. Beaucoup y sont d’ailleurs bien intégrés ou suffisamment pour ne pas être contraints au déménagement. "Lors de nos activités, on discute peu des difficultés liées à l’homophobie, indique Franck Barbenoire. Lorsque nous sommes saisis de cas, il s’agit le plus souvent de cas extrêmes. En fait, notre objectif est d’abord de favoriser une convivialité, un idéal de partage, de permettre des échanges et des rencontres sans passer systématiquement par Paris et sa scène commerciale. Il est aussi d’amener des gens à se connaître. C’est surtout surprenant de découvrir qu’il y a des gays ou des lesbiennes dans sa rue qu’on n’avait jamais vus, ni même repérés".
Ces échanges, cette solidarité renforcée (le plus souvent mixte et trans-générationnelle) conduisent aussi nombre de gays et de lesbiennes à ne pas vouloir céder face aux pressions, à faire front en quelque sorte. "Ce que m’a appris ce film, analyse Mario Morelli, son réalisateur, c’est que les gays et lesbiennes ne sont pas en banlieue pour militer mais sont en banlieue et militent pour pouvoir y rester dans de bonnes conditions".
(1) Il est un des témoins du documentaire et aussi président d’une association LGBT à Versailles : Homologay.
Source: e-llico
Par Hugues Drappier et Jean-François Laforgerie
"Je suis le prisonnier le plus libre de Grigny", lance dans un sourire désabusé, Emir, un des témoins de l’excellent documentaire "Etre gay en banlieue". Une façon pour lui d’exprimer le paradoxe qu’il y a à vouloir s’assumer comme homosexuel dans un contexte, la banlieue, hostile à cette visibilité. Bien entendu, l’homophobie n’est pas l’apanage des cités mais les difficultés spécifiques à certains quartiers — et la nature même des rapports sociaux qui y ont cours — conduisent à des manifestations très dures et parfois violentes.
"La visibilité comporte des risques, rappelle Mikaël Vanhonacker (1). Nous avons ouvert une permanence d’accueil d’Angel 91 (principale association LGBT de banlieue, avec près de 140 adhérents les bonnes années) à Courcouronnes. Deux semaines durant, certains de nos adhérents ont été pris à partie par des jeunes, insultés. Nous avons déposé une main courante au commissariat, eu le soutien de la mairie et de la police municipale. Depuis, tout va bien."
"On peut être persécuté comme un noir. On a aussi mal, mais les gens ne comprennent pas ça", affirme Julia dans "Etre gay en banlieue". La jeune femme, qui vit à Seine Saint-Denis, a même choisi la colocation avec un garçon pour donner le change et ne pas être "ciblée" comme lesbienne. Emir, lui, vit tous les jours l’homophobie. Remarques, petites vexations, il en a pris son parti. "Je passe à travers les balles", indique-t-il. Il s’est cependant ménagé des havres de paix, dont le Marais, pour "se reposer" un peu et vivre comme il l’entend. "Akim, mon copain, n’a jamais fait partie d’une bande. Ce qui est déjà louche en soi dans le quartier d’où il vient. Il a suffi que je vienne le chercher plusieurs fois chez lui pour qu’il soit étiqueté gay et qu’on commence à l’emmerder, se rappelle Mikaël. Une fois, c’est allé trop loin. Il a réagi avec force et depuis ça va". Des exemples partagés par beaucoup de gays et de lesbiennes en banlieue.
"Il ne faut pas sous-estimer le poids de la famille et surtout celui de la religion, explique Mario Morelli, réalisateur du documentaire "Etre gay en banlieue". Cette influence se sent dans le formatage des réactions de jeunes qui vivent dans des coins très différents mais dénoncent l’homosexualité avec les mêmes termes, les mêmes images." "C’est vrai que la famille joue, indique Franck Barbenoire, président par intérim d’Angel 91. Certains jeunes qui viennent nous voir n’ont aucun soutien dans leur famille et disent que s’ils s’affirmaient comme homos, ils seraient chassés de chez eux et exclus de leur famille". C’est surtout le cas chez les familles très religieuses.
Pourtant en dépit des difficultés, nombre de gays et de lesbiennes n’ont pas renoncé à vivre en banlieue et pas seulement pour des raisons économiques. Beaucoup y sont d’ailleurs bien intégrés ou suffisamment pour ne pas être contraints au déménagement. "Lors de nos activités, on discute peu des difficultés liées à l’homophobie, indique Franck Barbenoire. Lorsque nous sommes saisis de cas, il s’agit le plus souvent de cas extrêmes. En fait, notre objectif est d’abord de favoriser une convivialité, un idéal de partage, de permettre des échanges et des rencontres sans passer systématiquement par Paris et sa scène commerciale. Il est aussi d’amener des gens à se connaître. C’est surtout surprenant de découvrir qu’il y a des gays ou des lesbiennes dans sa rue qu’on n’avait jamais vus, ni même repérés".
Ces échanges, cette solidarité renforcée (le plus souvent mixte et trans-générationnelle) conduisent aussi nombre de gays et de lesbiennes à ne pas vouloir céder face aux pressions, à faire front en quelque sorte. "Ce que m’a appris ce film, analyse Mario Morelli, son réalisateur, c’est que les gays et lesbiennes ne sont pas en banlieue pour militer mais sont en banlieue et militent pour pouvoir y rester dans de bonnes conditions".
(1) Il est un des témoins du documentaire et aussi président d’une association LGBT à Versailles : Homologay.
Source: e-llico
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
Salut evyas, je n'ai pas Pink
est ce que tu as un lien internet vers leur chaine?
merci
merci

Florian- Nombre de messages: 16
Date d'inscription: 27/01/2006
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
salut Florian
voici le site de pink : http://www.pinktv.fr/
voici le site de pink : http://www.pinktv.fr/
missiman- Ma Ville: fes
Nombre de messages: 12
Date d'inscription: 29/01/2006
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
Merci missiman
et pour la capter sur le numérique comment je dois faire? parce qu'elle est cryptée chez moi
et pour la capter sur le numérique comment je dois faire? parce qu'elle est cryptée chez moi

Florian- Nombre de messages: 16
Date d'inscription: 27/01/2006
Re: Etre gay en banlieue [ sur Pink TV ]
Florian a écrit:Merci missiman
et pour la capter sur le numérique comment je dois faire? parce qu'elle est cryptée chez moi
Il faut être abonné à PINK TV ou à TPS
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