Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
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Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
Une jeunesse à trois vitesses
Les festivals de musique se multiplient de Fès à Essaouira, pour le plus
grand bonheur des touristes, et des Marocains. Le Festival Mawazine de Rabat,
qui a eu lieu en mai, était aussi l’occasion de prendre le pouls de la jeunesse
marocaine. « kes ki se pass ? », c’est le nom d’une chanson d’un groupe de
rappeurs marocains, « H-Kayne », originaires de Meknès. Ils sont quatre, et
lorsqu’on leur pose la question, ils répondent en chœur : « Il se passe beaucoup
de choses depuis l’arrivée du nouveau roi Mohamed VI, en 1999, création de
radios libres, presse affranchie, ça bouge ».
Comme leur musique qui mélange arabe et français, hip hop et mélodies
traditionnelles, le style issawa, dont leur dernier album « HK 1426 », sorti en
2005, porte la marque. « Nous vivons un rêve, on a déjà joué à Paris au
Bataclan, à Berlin, au Caire, et on aimerait aller aux Vieilles Charrues, lance
Hatim, 28 ans, un des quatre chanteurs. Ce festival c’est super, mais le bruit
de la musique ne peut pas cacher la misère ». On la sent dans ce quartier
populaire du sud de la capitale marocaine, où pendant plus d’une semaine le
stade de Qamra s’est transformé en salle de concert. Rabat a rendez-vous avec
les rythmes du monde entier, et un casting d’enfer avec de gros moyens a en tout
cas assuré le succès de cette septième édition du festival Mawazine.
Un déficit d’éducation
« Mawazine », qui veut dire « les équilibres » en arabe, traduit bien ce
souci d’attirer non seulement les touristes, mais aussi de faire la fête et de
rassembler les 33 millions de Marocains. Une préoccupation que l’on retrouve
dans la programmation qui mêlait le guitariste-crooner George Benson en
ouverture, à de nombreuses stars de la chanson arabe et internationale : Assala
Nasri (Syrie), Rokia Traoré (Mali), Cristina Branco (Portugal), en passant par
Los Van Van (Cuba), Kassav et Hadouk Trio. « La répartition géographique des
quatre grandes scènes a été réfléchie de façon à toucher toutes les populations
de Rabat », souligne le très influent Mounir Majidi, président du festival, qui
est aussi le secrétaire particulier du roi Mohamed VI. Car la musique adoucit
les mœurs, et si le taux de chômage 2007 n’est que de 9,7 % de la population
active, il touche 21,6 % des jeunes urbains. Une jeunesse turbulente et d’autant
plus impatiente qu’elle fonctionne à plusieurs vitesses. Avec un taux
d’alphabétisation de 52 %, le plus faible du Maghreb, le Maroc souffre d’un
déficit d’éducation qui pénalise d’abord les jeunes des campagnes et des
banlieues. Deuxième catégorie, ceux qui sont issus de la classe moyenne, ils
espèrent décrocher le bac, comme Khaldoun, 20 ans, en terminale au lycée Hassan
II, qui veut être policier comme son père. Ou Lamia, 18 ans, fille de
commerçant, qui fera ensuite une école de management.
« Le pays est en train de se vendre »
Foulard turquoise et vert, qui voile ses vingt ans, Siham rêve d’être
journaliste de télévision en regardant « Al Jazira, et un peu TV5 Monde ». Sa
copine Zekaria trouve qu’il y a « trop de touristes au Maroc » (première source
en devises avec 5,3 milliards d’euros en 2007). « Le pays est en train de se
vendre avec la mondialisation », ajoute Rym, presque résigné. Youssef n’est pas
d’accord, « le pays en profite aussi », même s’il reconnaît avoir voté pour les
islamistes aux législatives de septembre 2007. Ils ont tous un téléphone
portable, mais ils s’enfuient comme des moineaux dès qu’on veut les prendre en
photo, illustrant mieux qu’un long discours leurs sentiments contradictoires
vis-à-vis du monde moderne. Avec un taux de réussite au bac de 38%, et 200
dirhams annuels de frais de scolarité (18 euros), ils sont sans illusions.
Rien à voir avec le haut du panier de la jeunesse marocaine qui fréquente les
lycées français, Descartes à Rabat, ou Lyautey à Casablanca. À 30.000 dirhams
par an de frais d’inscription, leur avenir est assuré, tout comme celui des
lycéens de la Rabat American School (140.000 dirhams). Ces jeunes des beaux
quartiers, on les retrouve au McDo d’Agdal, le samedi pour déjeuner. Meryem, 19
ans, étudiante, s’est assise par hasard à côté d’Ilham, 35 ans, esthéticienne.
L’une est décolletée, l’autre voilée. Elles sont toutes deux musulmanes, mais la
seconde n’a pas eu cette adolescence privilégiée, qui donne l’assurance et la
confiance en soi propre aux enfants gâtés. Ilham a « pris le voile » il y a
trois ans, autant par résignation, « les hommes me respectent mieux », que par
conviction religieuse.
« Trouver un travail stable »
Plus loin, ils sont trois à la terrasse d’un café, et travaillent dans un
centre d’appel, comme 20.000 de leurs compatriotes. Rémi, Olivier, et Dominique,
les prénoms qu’ils donnent au téléphone, fument des Marlboro de contrebande en
préparant leur soirée. L’un n’a « qu’un souci, trouver un travail stable »,
l’autre qu’une envie, « partir au Canada ». Ils iront écouter Ziggy Marley, le
fils de Bob, chanter « Love is our religion ». Le lendemain, la Libanaise Nancy
Ajram se couvrira sur scène avec le drapeau marocain. Rien de tel pour canaliser
la jeunesse marocaine, comme les eaux du Bouregreg qui coulent désormais entre
des rives de béton au pied de la casbah des Oudayas, avant de se jeter dans le
grand bain de l’Atlantique.
« Les jeunes sont pour la plupart dépolitisés »
Abdallah Saâf, 58 ans, professeur de Sciences politiques à l’Université de
Rabat et ancien ministre de l’Éducation nationale, se définit comme un
« Mélenchon marocain ». Membre du Parti socialiste démocratique, qui s’est
sabordé en 2006, il porte donc le regard d’un « homme de gauche » sur la
jeunesse marocaine.
Dans quel état d’esprit sont les jeunes Marocains
aujourd’hui ?
La jeunesse est en grande partie dépolitisée, ou plus précisément apolitique.
L’indifférence domine, ce qui est une forme de refus du système actuel. Une
frange minoritaire a été happée par le courant islamiste, dont les représentants
incarnent la force d’attraction la plus mobilisatrice de la classe politique,
car ce sont les moins désabusés. Je vous rappelle que le Parti Justice et
Développement (PJD), les islamistes modérés, comptent une quarantaine de
députés.
Cinq ans après les attentats des kamikazes de Casablanca (43
morts), comment se fait-il que les islamistes recrutent encore ?
Le 16 mai 2003 n’est qu’un gros fait divers politique, qui survenait vingt
mois après le 11 septembre 2001 et deux mois après l’invasion de l’Irak par les
Américains. Il a été utilisé par le pouvoir pour remobiliser le pays contre le
terrorisme. C’est un événement inacceptable et une violence contre nos
convictions, mais qui n’excuse pas l’instrumentalisation qui en a été faite.
Après les « Harragas », qui sont prêts à tout pour fuir le pays par la mer sur
des embarcations de fortune, le 16 mai illustre l’état de désespérance d’une
partie de la jeunesse.
Il existe quand même des jeunes Marocains qui misent sur l’avenir
de leur pays sans passer par l’islamisme radical ?
Les jeunes dans leur ensemble veulent vivre et tentent de survivre ; 7,5
millions sont à l’école, au lycée ou à l’université. Certains ont réussi,
travaillent, et sont bien intégrés, grâce notamment aux emplois créés par le
boom du tourisme et de l’immobilier. Les nouvelles technologies attirent aussi,
mais nombreux sont ceux qui restent cantonnés aux petits métiers de la
marginalité.
Les festivals de musique se multiplient. Servent-ils d’« exorcisme
du quotidien » ?
La politique des festivals s’inscrit dans cette joie de vivre à laquelle la
majorité des Marocains aspire. Elle sert aussi à attirer les touristes. Il ne
faut cependant pas nier leur fonction idéologique, le festival de musique sacrée
à Fès, par exemple, est islamiquement correct à partir du moment où il traite du
sacré. Toutes les villes rivalisent pour attirer chanteurs et vedettes arabes ou
internationales, mais on doit veiller à ne pas tomber dans des événements
artificiels.
Source : Le Télégramme
Les festivals de musique se multiplient de Fès à Essaouira, pour le plus
grand bonheur des touristes, et des Marocains. Le Festival Mawazine de Rabat,
qui a eu lieu en mai, était aussi l’occasion de prendre le pouls de la jeunesse
marocaine. « kes ki se pass ? », c’est le nom d’une chanson d’un groupe de
rappeurs marocains, « H-Kayne », originaires de Meknès. Ils sont quatre, et
lorsqu’on leur pose la question, ils répondent en chœur : « Il se passe beaucoup
de choses depuis l’arrivée du nouveau roi Mohamed VI, en 1999, création de
radios libres, presse affranchie, ça bouge ».
Comme leur musique qui mélange arabe et français, hip hop et mélodies
traditionnelles, le style issawa, dont leur dernier album « HK 1426 », sorti en
2005, porte la marque. « Nous vivons un rêve, on a déjà joué à Paris au
Bataclan, à Berlin, au Caire, et on aimerait aller aux Vieilles Charrues, lance
Hatim, 28 ans, un des quatre chanteurs. Ce festival c’est super, mais le bruit
de la musique ne peut pas cacher la misère ». On la sent dans ce quartier
populaire du sud de la capitale marocaine, où pendant plus d’une semaine le
stade de Qamra s’est transformé en salle de concert. Rabat a rendez-vous avec
les rythmes du monde entier, et un casting d’enfer avec de gros moyens a en tout
cas assuré le succès de cette septième édition du festival Mawazine.
Un déficit d’éducation
« Mawazine », qui veut dire « les équilibres » en arabe, traduit bien ce
souci d’attirer non seulement les touristes, mais aussi de faire la fête et de
rassembler les 33 millions de Marocains. Une préoccupation que l’on retrouve
dans la programmation qui mêlait le guitariste-crooner George Benson en
ouverture, à de nombreuses stars de la chanson arabe et internationale : Assala
Nasri (Syrie), Rokia Traoré (Mali), Cristina Branco (Portugal), en passant par
Los Van Van (Cuba), Kassav et Hadouk Trio. « La répartition géographique des
quatre grandes scènes a été réfléchie de façon à toucher toutes les populations
de Rabat », souligne le très influent Mounir Majidi, président du festival, qui
est aussi le secrétaire particulier du roi Mohamed VI. Car la musique adoucit
les mœurs, et si le taux de chômage 2007 n’est que de 9,7 % de la population
active, il touche 21,6 % des jeunes urbains. Une jeunesse turbulente et d’autant
plus impatiente qu’elle fonctionne à plusieurs vitesses. Avec un taux
d’alphabétisation de 52 %, le plus faible du Maghreb, le Maroc souffre d’un
déficit d’éducation qui pénalise d’abord les jeunes des campagnes et des
banlieues. Deuxième catégorie, ceux qui sont issus de la classe moyenne, ils
espèrent décrocher le bac, comme Khaldoun, 20 ans, en terminale au lycée Hassan
II, qui veut être policier comme son père. Ou Lamia, 18 ans, fille de
commerçant, qui fera ensuite une école de management.
« Le pays est en train de se vendre »
Foulard turquoise et vert, qui voile ses vingt ans, Siham rêve d’être
journaliste de télévision en regardant « Al Jazira, et un peu TV5 Monde ». Sa
copine Zekaria trouve qu’il y a « trop de touristes au Maroc » (première source
en devises avec 5,3 milliards d’euros en 2007). « Le pays est en train de se
vendre avec la mondialisation », ajoute Rym, presque résigné. Youssef n’est pas
d’accord, « le pays en profite aussi », même s’il reconnaît avoir voté pour les
islamistes aux législatives de septembre 2007. Ils ont tous un téléphone
portable, mais ils s’enfuient comme des moineaux dès qu’on veut les prendre en
photo, illustrant mieux qu’un long discours leurs sentiments contradictoires
vis-à-vis du monde moderne. Avec un taux de réussite au bac de 38%, et 200
dirhams annuels de frais de scolarité (18 euros), ils sont sans illusions.
Rien à voir avec le haut du panier de la jeunesse marocaine qui fréquente les
lycées français, Descartes à Rabat, ou Lyautey à Casablanca. À 30.000 dirhams
par an de frais d’inscription, leur avenir est assuré, tout comme celui des
lycéens de la Rabat American School (140.000 dirhams). Ces jeunes des beaux
quartiers, on les retrouve au McDo d’Agdal, le samedi pour déjeuner. Meryem, 19
ans, étudiante, s’est assise par hasard à côté d’Ilham, 35 ans, esthéticienne.
L’une est décolletée, l’autre voilée. Elles sont toutes deux musulmanes, mais la
seconde n’a pas eu cette adolescence privilégiée, qui donne l’assurance et la
confiance en soi propre aux enfants gâtés. Ilham a « pris le voile » il y a
trois ans, autant par résignation, « les hommes me respectent mieux », que par
conviction religieuse.
« Trouver un travail stable »
Plus loin, ils sont trois à la terrasse d’un café, et travaillent dans un
centre d’appel, comme 20.000 de leurs compatriotes. Rémi, Olivier, et Dominique,
les prénoms qu’ils donnent au téléphone, fument des Marlboro de contrebande en
préparant leur soirée. L’un n’a « qu’un souci, trouver un travail stable »,
l’autre qu’une envie, « partir au Canada ». Ils iront écouter Ziggy Marley, le
fils de Bob, chanter « Love is our religion ». Le lendemain, la Libanaise Nancy
Ajram se couvrira sur scène avec le drapeau marocain. Rien de tel pour canaliser
la jeunesse marocaine, comme les eaux du Bouregreg qui coulent désormais entre
des rives de béton au pied de la casbah des Oudayas, avant de se jeter dans le
grand bain de l’Atlantique.
« Les jeunes sont pour la plupart dépolitisés »
Abdallah Saâf, 58 ans, professeur de Sciences politiques à l’Université de
Rabat et ancien ministre de l’Éducation nationale, se définit comme un
« Mélenchon marocain ». Membre du Parti socialiste démocratique, qui s’est
sabordé en 2006, il porte donc le regard d’un « homme de gauche » sur la
jeunesse marocaine.
Dans quel état d’esprit sont les jeunes Marocains
aujourd’hui ?
La jeunesse est en grande partie dépolitisée, ou plus précisément apolitique.
L’indifférence domine, ce qui est une forme de refus du système actuel. Une
frange minoritaire a été happée par le courant islamiste, dont les représentants
incarnent la force d’attraction la plus mobilisatrice de la classe politique,
car ce sont les moins désabusés. Je vous rappelle que le Parti Justice et
Développement (PJD), les islamistes modérés, comptent une quarantaine de
députés.
Cinq ans après les attentats des kamikazes de Casablanca (43
morts), comment se fait-il que les islamistes recrutent encore ?
Le 16 mai 2003 n’est qu’un gros fait divers politique, qui survenait vingt
mois après le 11 septembre 2001 et deux mois après l’invasion de l’Irak par les
Américains. Il a été utilisé par le pouvoir pour remobiliser le pays contre le
terrorisme. C’est un événement inacceptable et une violence contre nos
convictions, mais qui n’excuse pas l’instrumentalisation qui en a été faite.
Après les « Harragas », qui sont prêts à tout pour fuir le pays par la mer sur
des embarcations de fortune, le 16 mai illustre l’état de désespérance d’une
partie de la jeunesse.
Il existe quand même des jeunes Marocains qui misent sur l’avenir
de leur pays sans passer par l’islamisme radical ?
Les jeunes dans leur ensemble veulent vivre et tentent de survivre ; 7,5
millions sont à l’école, au lycée ou à l’université. Certains ont réussi,
travaillent, et sont bien intégrés, grâce notamment aux emplois créés par le
boom du tourisme et de l’immobilier. Les nouvelles technologies attirent aussi,
mais nombreux sont ceux qui restent cantonnés aux petits métiers de la
marginalité.
Les festivals de musique se multiplient. Servent-ils d’« exorcisme
du quotidien » ?
La politique des festivals s’inscrit dans cette joie de vivre à laquelle la
majorité des Marocains aspire. Elle sert aussi à attirer les touristes. Il ne
faut cependant pas nier leur fonction idéologique, le festival de musique sacrée
à Fès, par exemple, est islamiquement correct à partir du moment où il traite du
sacré. Toutes les villes rivalisent pour attirer chanteurs et vedettes arabes ou
internationales, mais on doit veiller à ne pas tomber dans des événements
artificiels.
Source : Le Télégramme
Re: Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
De l'art qu'ont les journaux français de nous pondre régulièrement le même article, avec les même oxymorons bidons "L’une est décolletée, l’autre voilée", et les même contradictions stupides entre modernité et tradition :
" Ils ont tous un téléphone portable, mais ils s’enfuient comme des moineaux (admirez la comparaison de toute beauuuuté) dès qu’on veut les prendre en photo, illustrant mieux qu’un long discours leurs sentiments contradictoires vis-à-vis du monde moderne. "
Et puis on retrouve, comme à l'accoutumée dans ce genre d'article, les même protagonistes : la jeune voilée mais moderne, le télé opérateur qui rêve d'immigrer, la "jeunesse dorée" ...
Last but not least (mais ça par contre c'est un jugement tout personnel) le style est affligeant de conformisme, plus journalistique tu meurs. Je m'arrête là je n'ais pas eu le courage de finir l'article, c'est dommage le sujet aurait put être intéressant....
" Ils ont tous un téléphone portable, mais ils s’enfuient comme des moineaux (admirez la comparaison de toute beauuuuté) dès qu’on veut les prendre en photo, illustrant mieux qu’un long discours leurs sentiments contradictoires vis-à-vis du monde moderne. "
Et puis on retrouve, comme à l'accoutumée dans ce genre d'article, les même protagonistes : la jeune voilée mais moderne, le télé opérateur qui rêve d'immigrer, la "jeunesse dorée" ...
Last but not least (mais ça par contre c'est un jugement tout personnel) le style est affligeant de conformisme, plus journalistique tu meurs. Je m'arrête là je n'ais pas eu le courage de finir l'article, c'est dommage le sujet aurait put être intéressant....
wrapped-in-plastic-

Age: 23
Nombre de messages: 9
Date d'inscription: 14/02/2008
Re: Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
C'est vrai que le Maroc a progréssé d'une manière considérable au fil du temps surtout dans le domaine artistique sans oublier le fait que notre société (au niveau des jeunes) reste assez ouverte sur les différents projets.
Mais personnellement jusque là , il n'ya rien qui puisse m'interesser que se soit au niveau des festivals ou au niveau des concerts!
Je suis obligé de voyager pour voir mes artistes préférés et des festivals du moins interessants car je vois que le Maroc neglige encore différents styles !
Mais personnellement jusque là , il n'ya rien qui puisse m'interesser que se soit au niveau des festivals ou au niveau des concerts!
Je suis obligé de voyager pour voir mes artistes préférés et des festivals du moins interessants car je vois que le Maroc neglige encore différents styles !
Re: Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
Entièrement d'accord avec la sévérité de Wrapped-in-Plastic.
Le coup de la photo est un vieux poncif qui traînait – traîne peut-être encore ! – dans les récits des baroudeurs (post-)coloniaux: l'indigène a peur de se faire photographier parce qu'il/elle croit que cela va lui voler son âme !
Si ces jeunes ont des sentiments vis-à-vis du fait d'être photographiés, c'est peut-être tout simplement parce qu'ils ne veulent pas que leurs photos soient exploitées dans un journal ou sur Internet, et associées à des prises de position qu'ils ne contrôleraient pas ?
Dommage que tu n'aies pas fini l'article ! Tu y aurais trouvé ce pur joyau journalistique, cette image d'une préciosité inégalable:
"canaliser la jeunesse marocaine, comme les eaux du Bouregreg qui coulent désormais entre des rives de béton au pied de la casbah des Oudayas, avant de se jeter dans le grand bain de l’Atlantique."
Plus con, tu meurs !
(Oxymore ou asyndète adversative ?…
)
Le coup de la photo est un vieux poncif qui traînait – traîne peut-être encore ! – dans les récits des baroudeurs (post-)coloniaux: l'indigène a peur de se faire photographier parce qu'il/elle croit que cela va lui voler son âme !
Si ces jeunes ont des sentiments vis-à-vis du fait d'être photographiés, c'est peut-être tout simplement parce qu'ils ne veulent pas que leurs photos soient exploitées dans un journal ou sur Internet, et associées à des prises de position qu'ils ne contrôleraient pas ?
Dommage que tu n'aies pas fini l'article ! Tu y aurais trouvé ce pur joyau journalistique, cette image d'une préciosité inégalable:
"canaliser la jeunesse marocaine, comme les eaux du Bouregreg qui coulent désormais entre des rives de béton au pied de la casbah des Oudayas, avant de se jeter dans le grand bain de l’Atlantique."
Plus con, tu meurs !
(Oxymore ou asyndète adversative ?…

Stonewall- Accro

-

Age: 45
Ma Ville: CASABLANCA
Nombre de messages: 1014
Orientation sexuelle: Daddy
Date d'inscription: 06/08/2007
Re: Maroc : Une Jeunesse à Trois Vitesses
...
*Vomit*
H-Kayne?
Wow bons témoins...
euh ya une erreur dans ton truc là.
les frais d'inscription (et je dis bien inscription) sont de 15.000 Dhs, payés une fois au début de la scolarité.
en revanche, les frais de scolarité sont aux alentours de 27.000 par an.
Article aussi nul qu'inutile, replis d'idées préconçues et de stéréotypes ô combien propagés!
*Vomit*
H-Kayne?
Wow bons témoins...
euh ya une erreur dans ton truc là.
les frais d'inscription (et je dis bien inscription) sont de 15.000 Dhs, payés une fois au début de la scolarité.
en revanche, les frais de scolarité sont aux alentours de 27.000 par an.
Article aussi nul qu'inutile, replis d'idées préconçues et de stéréotypes ô combien propagés!

Thanatos- Habitué

-

Age: 18
Ma Ville: Rabat
Nombre de messages: 244
Orientation sexuelle: Anti-Tristesse
Date d'inscription: 07/04/2007
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