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17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

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17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L''HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Ven 16 Mai - 18:34




SAMEDI 17 MAI

JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE



Que faisons-nous ?

Témoignons de l'homophobie que nous subissons dans notre pays.

L'homophobie d'état :


    • l'homosexualité est punie par l'article 489 du code pénal : jusqu'à 2 ans de prison ! Des citoyens marocains sont actuellement en prison sur le seul chef d'accusation d'actes homosexuels dont aucune preuve n'a même été fournie.


    • la chasse à l'homo continue malgré les déclarations lénifiantes des officiels dans les forums internationaux concernant les Droits de l'Homme


    • une députée istiqlalienne au parlement, Madame Malika ASSIMI, a osé déclarer pendant sa campagne électorale :


    " L'homosexualité est une pathologie qu'il faut combattre. Notre société la rejette. "


La religion et les religieux nous excluent et nous condamnent.

Notre société et nos familles sont incapables de comprendre et d'acccepter notre différence. Nous sommes victimes de leur mépris et d'agressions parfois mortelles.

Nous voulons être des citoyens comme les autres, avec les mêmes droits que les autres.

Nous voulons que le Maroc soit un pays vraiment démocratique et respectueux des Droits de l'Homme.

http://www.homophobie.org/
http://www.sos-homophobie.org/


Dernière édition par Stonewall le Sam 17 Mai - 13:06, édité 1 fois

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Thanatos le Ven 16 Mai - 20:16

J'adore la photo Mon tonton de haine!

Anyway...
c'est bien beau, mais faut faire quoi? porter un brassard? tuer le premier homophobe qu'on voit? (MON PROF D'ARAAAAAAAAAAABE!! Lol)


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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Invité le Sam 17 Mai - 8:49

Ce qu'on peut faire surtout c'est d'assumer sa sexualité, ne pas avoir honte de ce qu'on est, c'est la case départ. Ensuite, militer et sa commence par la TOLÉRANCE envers soi et les autres.
Une journée de cette ampleur mondiale est dédiée à nous, elle est célébrée pour rappeler aux homophobes qu'il est temps d'accepter la réalité et la nature des choses. L'homosexualité EXISTE, c'est fait partie de la NATURE et elle fait partie des TRADITIONS des être humains, et qu'on nous vienne pas nous dire le contraire!
Méditons là-dessus!

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Sam 17 Mai - 12:26

Bien vu, Slender !

OK, Thanatos, pour tuer ton prof d'arabe je pense qu'il faudrait lui démontrer qu'en étant homophobe, il est tout simplement raciste… Dur ! Mais si on tue tous les homophobes, ça va être un véritable carnage, il y aura du sang partout, ça va salir ! Il faut qu'on trouve autre chose !…


Il faut soutenir l'Association Marocaine des Droits de l'Homme, la rejoindre, l'encourager à continuer à soutenir les droits des gays. Mais ce modeste forum le peut-il (le veut-il) ?…

Il faut signer la pétition pour la dépénalisation de l'homosexualité dans ce pays.

Il faut écrire à la presse. Protester contre les articles haineux et paranoïaques de Rachid NINY et de son équipe dans Al-Massae. Il faut boycoter Al-Massae, qui a déjà fait tant de mal !

Il faut interpeller publiquement la députée istiqlalienne Malika ASSIMI, stigmatiser ses propos homophobes inadmissibles,, lui faire comprendre que, du point de vue du DROIT, c'est un DÉLIT d'affirmer que "l'homosexualité est une pathologie qu'il faut combattre".

Internet est fait pour ça.

Il faut aussi arrêter de courber la tête, et apprendre la FIERTÉ.

Et exiger des autres le RESPECT.

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Thanatos le Sam 17 Mai - 13:22

Je Vois.
Je peux quand même tuer mon prof d'arabe?

Anyway...
A part le boycote d' Al-Massae, le soutin de l'assoc marocaine de DdH,
je ne vois pas comment approx 800 ppl (dont seulement 50 vraiment active,) peuvent changer quelque chose en signant une pétition.
Inutile de parler de l'interpellation de l'autre tepu de service, Elle a approx 25mil de marocains homophobes et rageux derière elle, Alors...

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Sam 17 Mai - 22:38

Justement !

Si elle a tout ça derrière elle, en la touchant elle, c'est tout le reste qu'on peut toucher aussi.

Pour ce qui est de l'AMDH, rappelons nous qu'il y a seulement un an, personne ne parlait des droits LGBT dans ce pays. Aujourd'hui, Khadija RIADI le fait dès qu'elle en a l'occasion, et cela devant les micros des médias, qui relaient ses propos. Et cela, malgré la montagne des diffcultés qui sont les nôtres, me donne quelques raisons d'être quand même un peu optimiste.

Quant au nombre que nous sommes, il y en a qui ont commencé encore moins nombreux que nous…

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Sam 17 Mai - 22:40

Pourquoi un 17 mai ?

Parce que c'est le 17 mai 1990 que l'Organisation Mondiale de la Santé a supprimé l'homosexualité de sa liste officielle des maladies mentales.

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Dim 18 Mai - 12:34

À l'occasion de l'IDAHO – International Day Against HOmophobia – le juriste Daniel BORILLO, qui s'intéresse aux rapports entre Justice et Sexualité, a donné un entretien au journal Le Monde à propos de l'homophobie, dont voici le texteintégral :


Daniel Borillo, juriste, maître de conférences à Paris-X-Nanterre et chercheur au CNRS
Entretien avec Daniel Borillo : "Contre l'homophobie le combat est mondial"
LE MONDE | 17.05.08 | 12h25 • Mis à jour le 17.05.08 | 12h27


Depuis 2005, la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie a lieu tous les ans, le 17 mai. L'un des objectifs de cette journée est la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde. Quelles sont actuellement les régions les plus touchées par l'interdiction légale des pratiques homosexuelles ?

Il y a, dans le monde, plus de pays qui sanctionnent l'homosexualité que de pays qui célèbrent la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie ! L'homosexualité est aujourd'hui pénalisée, souvent de façon très brutale, dans plus de 80 pays.
Dans la plupart d'entre eux, l'islam est la religion officielle, qu'il s'agisse d'Etats laïques comme la Tunisie, ou de régimes islamistes, comme le Soudan. L'homosexualité est ainsi un crime passible de la peine de mort en Arabie saoudite, en Mauritanie et au Nigeria. Les homosexuels risquent la prison à vie en Ouganda, en Inde et à Singapour.
Le Coran n'est pas plus homophobe que la Bible, mais dans les pays de tradition chrétienne, l'action des mouvements laïques a permis d'affaiblir le pouvoir religieux.
Ce qui est malheureux, c'est que, dans ces pays, les initiatives de la société civile sont immédiatement censurées. En 2004, un site d'information très important sur la prévention du sida, gaymiddleeast.com, a ainsi été bloqué par les autorités saoudiennes, ce qui a eu des conséquences dramatiques pour la diffusion de l'épidémie. Dans ces pays, les islamistes, qui ont poussé les gouvernements à une homophobie virulente, ont une responsabilité très lourde, mais la société dans son ensemble participe aux persécutions en rejetant les homosexuels.


Vous avez montré, dans une anthologie critique qui rassemble les écrits de plus de cinquante auteurs, que l'Occident a, lui aussi, longtemps considéré l'homosexualité comme un péché, voire un crime. Quels ont été les visages successifs de cette stigmatisation ?

En Europe, la victoire du christianisme a constitué la première étape d'une longue persécution des homosexuels. En 313, sous l'empereur Constantin, le christianisme est devenu une religion d'Etat, et en 390, sous l'empereur Théodose Ier, la sodomie a été sanctionnée par la mort par le feu. Les homosexuels ont alors été persécutés comme sodomites, et de manière systématique à partir de la fin du XIIIe siècle.
Ces persécutions, qui ont culminé avec la mise en place d'une véritable Inquisition au niveau européen, visaient aussi les juifs et les sorcières, mais les homosexuels ont longtemps eu le triste privilège d'être poursuivis en tant que pécheurs, en tant que malades et en tant que criminels. Après l'Inquisition, la persécution des homosexuels pendant le nazisme constitue le chapitre le plus tragique de l'histoire de l'homophobie. L'Office central du Reich pour combattre l'homosexualité, créé par Himmler, fut à l'origine de l'arrestation, la mise en prison, la déportation et la mort de dizaines de milliers d'homosexuels.
Finalement, jusqu'à la fin des années 1970, l'homosexualité était, d'une manière ou d'une autre, punie dans l'ensemble des pays européens : sanctions légales, répression policière, pratiques jurisprudentielles.
Il a fallu attendre une décision de la Cour européenne de Strasbourg, en 1981, pour que la répression de l'homosexualité entre adultes consentants soit jugée contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

Ces persécutions contrastent avec les pratiques de l'Antiquité, qui tolérait, voire valorisait, certaines formes d'homosexualité. Comment expliquer qu'elle n'ait pas connu ce que l'on appellerait aujourd'hui l'homophobie ?

L'Antiquité gréco-romaine baignait dans un climat de tolérance à l'égard de l'homoérotisme, mais les pratiques homosexuelles étaient très codifiées. La seule forme d'homosexualité acceptée était la pédérastie, c'est-à-dire les relations initiatiques entre un jeune éphèbe qui allait avoir des responsabilités publiques et un homme aristocrate adulte. Car cette société profondément misogyne condamnait fortement le fait qu'un homme libre – romain ou grec – assume le rôle passif, c'est-à-dire qu'il se comporte sexuellement comme une femme. Il ne pouvait donc le faire que s'il était un éphèbe – qui était alors dans un rapport d'apprentissage de la masculinité – ou un esclave – qui était dans une situation sociale inférieure.

C'est donc la dichotomie actif-passif et non homosexuel-hétérosexuel qui déterminait la morale sexuelle des anciens. En France, comment s'est effectuée la remise en cause de l'héritage chrétien ?

La remise en cause s'est effectuée grâce à cette véritable révolution politique et culturelle que fut la pensée libérale du XVIIIe siècle, qui prônait la distinction entre vie privée et vie publique et la protection de l'individu contre l'ingérence du pouvoir politique. Pour les philosophes libéraux comme Condorcet ou Bentham, un acte ne causant aucun tort à autrui comme l'homosexualité entre adultes consentants pouvait être condamnable moralement mais il ne méritait aucune sanction pénale ou civile. Plus tard, la révolution industrielle et la migration croissante des populations vers les villes ont permis aux homosexuels de prendre leurs distances à l'égard des structures sociales rigides des campagnes. Libérés des contraintes familiales de la vie rurale, les homosexuels ont pu assumer leur sexualité plus librement.

L'épidémie de sida, à partir des années 1980, a-t-elle joué un rôle dans cette prise de conscience des discriminations subies par les homosexuels ?

On dit souvent que le virus du sida est " intelligent " en raison de sa manière de muter, qui rend le combat médical très difficile. J'ai envie de dire que ce virus a eu l'" intelligence " d'apparaître à un moment où le mouvement gay et lesbien était structuré. Jusqu'alors, toute épidémie de cette ampleur était traitée par les mécanismes classiques de l'enfermement et de l'exclusion des malades. Ce qui est extraordinaire avec le sida, c'est que l'épidémie a été gérée, en Occident, de manière démocratique et libérale, grâce à la responsabilisation individuelle des malades et le partenariat entre les associations et les pouvoirs publics.
Ce n'était pas évident : du fait du sida, les pratiques homosexuelles devenaient dangereuses et la société aurait pu avoir une attitude d'hostilité accrue. Mais l'existence d'un mouvement gay organisé a montré que l'exclusion, la précarité et l'isolement aggravaient à la fois la situation médicale des malades et les problèmes sociaux auxquels était confrontée cette communauté.
Malgré sa dimension dramatique, le sida a finalement fait plus pour l'égalité que toutes les mobilisations antérieures.
C'est à ce moment-là que la société a pris conscience du fait qu'un homme qui avait accompagné pendant des années son compagnon malade n'était pas reconnu par les autorités de l'hôpital et qu'il pouvait être expulsé du jour au lendemain de leur logement commun. C'est d'ailleurs à la mobilisation politique autour du sida que l'on doit le pacte civil de solidarité.


L'Europe sous ses diverses formes (la Commission de Bruxelles, le Parlement européen, le Conseil de l'Europe, la Cour européenne de Strasbourg) a-t-elle participé à ce mouvement de dépénalisation de l'homosexualité, puis de pénalisation de l'homophobie ?

Le Conseil de l'Europe et le Parlement européen ont été pionniers dans ce combat pour l'égalité. Ces instances supranationales ont permis de changer de perspective : en vingt ans, l'Europe est passée de la criminalisation de l'homosexualité à la pénalisation de l'homophobie. Je cite souvent Sartre, qu'on interrogeait sur la question juive et qui répondait : " Il n'y a pas de question juive, la véritable question, c'est l'antisémitisme." Pour l'homosexualité, c'est la même chose : la question, aujourd'hui, en Europe, ce n'est plus l'homosexualité, c'est l'homophobie. L'homosexualité n'est plus un péché, une maladie mentale ou un crime. Ce qui est un problème pour la démocratie, c'est l'intolérance envers l'homosexualité.

Aujourd'hui, quelles sont, à vos yeux, les discriminations qui persistent, en France, à l'égard des homosexuels ?

La France manque d'une véritable politique de prévention de l'homophobie à l'école et dans la formation des policiers ou des magistrats, mais la principale discrimination est inscrite dans la loi : c'est le refus de l'homoparentalité et du mariage entre couples de même sexe. Pour moi, cette revendication ne nie pas la différence des sexes : ce sont la liberté et l'égalité, pas le masculin et le féminin, qui constituent des valeurs démocratiques. Je viens de lire un rapport de l'Unicef qui affirme que vingt millions d'enfants sont aujourd'hui orphelins dans le monde : je me dis que l'urgence, c'est d'accueillir ces enfants, et non de débattre de la différence des sexes, comme le font les opposants à l'égalité.

Depuis une dizaine d'années, plusieurs pays européens comme la Belgique, l'Espagne ou les Pays-Bas ont ouvert le mariage et la filiation aux couples de même sexe. Considérez-vous que cette évolution est " inéluctable ", selon le mot de Luc Ferry ?

L'histoire ne se fait pas d'elle-même : elle est faite, jour après jour, par les mouvements sociaux. Si le mouvement gay et lesbien continue son combat, oui, ce changement de législation sera inéluctable. La France rejoindra ainsi l'Espagne, où le mariage est autorisé et où l'homosexualité s'est banalisée, ce qui est la situation idéale.
Mais il faut se méfier des discours démobilisateurs, car les acquis sont toujours fragiles : l'exemple de la Pologne des frères Kaczynski hier ou de l'Italie de Berlusconi aujourd'hui montre que les retours en arrière sont toujours possibles.


[Propos recueillis par Anne Chemin]

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JOURNÉE MONDIALE CONTRE L''HOMOPHOBIE : Dimanche 17 mai

Message par zanipolo le Ven 15 Mai - 8:41

Dimanche c'est notre journée à tous,nous qui subissons notre raison d'étre de la part de personnes qui ne se doutent pas qu'ils ont dans leurs entourages proches que ce soit leur famille, leurs amis, leurs colléques de travail un gay qui ne demande qu'à vivre serainement. Bizzzzzzzzz à tous bisous

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Invité le Sam 16 Mai - 21:41



Mobilisation Mondiale contre la Pénalisation de l'Homosexualité


Il est assis au bout de la table, le regard inquiet, les bras nerveusement croisés autour de la taille. Il y a un mois, il était dans une prison de Bagdad mais, vendredi 15 mai, il est à Paris, à l'occasion du Congrès mondial sur les droits de l'homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Assis dans la salle de réunion de la commission de la défense, à l'Assemblée nationale, à côté d'un responsable associatif salvadorien, d'un médecin camerounais et d'une militante palestinienne, il est encore stupéfait d'être là.

Lancée en 2005, la journée internationale contre l'homophobie est célébrée le 17 mai, dans plus de cinquante pays. La date correspond à la suppression, en 1990, de l'homosexualité de la liste des maladies mentales de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette année, le thème retenu est la transphobie, terme qui désigne les violences physiques et morales subies par les transsexuels à travers le monde.

Selon Libération (samedi 16 mai), Roselyne Bachelot, ministre de la santé, viendrait de saisir la Haute Autorité de santé, "afin de publier un décret déclassifiant la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée".

Anwar ne parle ni anglais, ni français, ni espagnol : les propos qu'il tient en arabe sont traduits par une responsable de Human Rights Watch (HRW) qui l'a aidé à sortir d'Irak. "J'ai été arrêté par les forces de sécurité irakiennes en février, raconte le jeune homme d'une voix blanche. J'ai été torturé et plusieurs fois violé. Les cinq homosexuels qui étaient en cellule avec moi ont été exécutés. Quatre jours après leur mort, j'ai été relâché et je me suis enfui."

Anwar, qui a 21 ans, est parti pour le Liban, où il a été pris en charge par Helem, une association basée à Beyrouth qui lutte pour les droits des homosexuels. "Notre centre accueille les homosexuels et les transsexuels persécutés à l'étranger, qu'ils viennent d'Irak ou d'autres pays arabes, précise un responsable de Helem. Nous essayons de leur trouver un petit logement et nous les accompagnons dans leurs démarches."

Aujourd'hui, 80 pays, principalement en Asie et en Afrique, pénalisent les relations sexuelles entre adultes de même sexe, la sodomie ou les "actes contre nature". C'est le cas de l'Algérie, du Ghana, du Kenya, du Bangladesh, du Pakistan, de l'Inde, du Liban, de Singapour ou de la Jamaïque. Cinq Etats sanctionnent même l'homosexualité de la peine de mort : la Mauritanie, le Soudan, l'Arabie saoudite, l'Iran et le Yémen.

Dans une enquête publiée en mai, l'Association internationale des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles, trans et intersexuelles (Ilga) dresse un vaste panorama de ce monde où les homosexuels sont pourchassés : en Arabie saoudite, la mort par lapidation sanctionne tout acte de sodomie commis par un non-musulman avec un musulman. Au Bangladesh, toute "relation charnelle contre l'ordre de la nature avec un homme, une femme ou un animal" peut être punie d'un emprisonnement à vie.

Pour amorcer un mouvement de dépénalisation mondial, la France et les Pays-Bas ont présenté à New York, le 18 décembre 2008, une Déclaration relative aux droits de l'homme, à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. "En cette aube de XXIe siècle, comment accepter que des personnes soient pourchassées, emprisonnées, torturées et exécutées en raison de leur orientation sexuelle ?" demandait alors la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme, Rama Yade.

Soutenu à l'origine par 66 pays, ce texte présenté en marge de l'Assemblée générale des Nations unies a reçu en mars la signature des Etats-Unis, après l'élection de Barack Obama. "Nous demandons instamment aux Etats de prendre toutes les mesures nécessaires, notamment législatives et administratives, pour garantir que l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne soient, en aucune circonstance, le fondement de sanctions pénales, en particulier d'exécutions, d'arrestations ou de détention", affirme la Déclaration.

Présent au Congrès mondial sur les droits de l'homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre, l'ex-ministre de la justice Robert Badinter, qui fut, en France, l'artisan de la dépénalisation de l'homosexualité en 1981, est venu soutenir la Déclaration de New York. "Victor Hugo disait que la peine de mort était le signe permanent et universel de la barbarie humaine, a-t-il rappelé. Je dis qu'il en va de même de la répression de l'homosexualité."

Steave Nemande, le président d'Alternatives-Cameroun, ne le contredira pas. Dans son pays, les relations entre personnes de même sexe sont sanctionnées de peines allant de six mois à cinq ans de prison. Au terme d'une enquête, l'association a établi que, en 2008, parmi les 78 détenus de la prison de New Bell (Douala) incarcérés pour atteintes aux bonnes moeurs (corruption de mineur, viol, attentat à la pudeur), 25 % avaient été condamnés pour homosexualité.

Créée en 2006, Alternatives-Cameroun organise des campagnes de prévention du sida dans les lieux fréquentés par des gays, propose des tests de dépistage et prend en charge les personnes séropositives. L'association offre également une aide juridique à tous ceux qui sont poursuivis pour homosexualité. "Au Cameroun, les jeunes gays sont le plus souvent rejetés par leur famille, raconte ce médecin de 32 ans. Leurs parents essaient de les amener chez un guérisseur, ils les chassent de chez eux, ils leur coupent les vivres. Il est très difficile d'assumer son homosexualité."


Anne Chemin, pour le journal Le Monde.

[Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/16/mobilisation-mondiale-contre-la-penalisation-de-l-homosexualite_1194011_3244.html]

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Re: 17 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Message par Stonewall le Sam 16 Mai - 23:14

Merci, Zanipolo et Slender, de nous rappeler que ce Forum peut servir à autre chose qu'à se trouver des plans cul sur Marrakech ou Agadir, mais aussi à s'informer sur ce qui se passe dans le vaste monde, où la condition des homos varie du plus grand libéralisme (avec le droit au mariage et à l'adoption) à la répression la plus féroce (avec la peine de mort), et où de nombreux individus, associations et hommes et femmes politiques luttent au plus haut niveau (c'est à dire aux Nations-Unies) pour la reconnaissance de nos droits.

Rien à ce sujet ni sur le site gaymaroc.net, ni sur le forum gaymaroc.org ! Pourtant, on ne voit vraiment pas – surtout depuis l'automne 2007, Qsar el-Kebir et la dernière vague d'homophobie d'état ! – pourquoi le Maroc ne serait pas concerné !

Ci-après, quelques informations supplémentaires, toujours glanées dans le journal Le Monde :


À la veille de la Journée internationale contre l'homophobie, dimanche 17 mai, la secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, Rama Yade, a lancé, vendredi, un appel en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité. "Nous devons (...) faire en sorte que ce qui est acceptable pour certains à un moment donné devienne intolérable pour tous", a-t-elle affirmé lors du Congrès mondial pour les droits de l'homme organisé à Paris, avec le soutien des Pays-Bas et de la Norvège.
[…]
"Bien que beaucoup de pays n'appliquent pas systématiquement leurs lois homophobes, la simple existence de telles lois conforte une culture au sein de laquelle une partie significative des citoyens doit se cacher du reste de la population par simple peur", souligne l'Association internationale des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles, trans et intersexuelles (Ilga) dans une enquête publiée en mai.


Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de citer à nouveau Victor Hugo, tel qu'il est reformulé par Robert Badinter :
Dorénavant, "La répression de l'homosexualité sera aussi le signe permanent et universel de la barbarie humaine".

À bons entendeurs – Saoudiens, Iraniens, Camerounais… (mais il me semble que j'en oublie !…) – salut !

Stonewall
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