Le Nicaragua dépénalise l'homosexualité
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Le Nicaragua dépénalise l'homosexualité

Le Congrès nicaraguayen, en approuvant un nouveau code pénal, a du même coup dépénalisé la pratique de la sodomie, qui était punie de trois à cinq ans de prison ferme.
«On a dit non à un code pénal dicté par l'Église catholique, et oui à un nouveau texte démocratique basé sur des principes modernes et d'égalité» a déclaré un des députés de centre gauche en sortant du Congrès, alors qu'un catholique orthodoxe lui brandissait une bible sous le nez.
Le nouveau code entrera en vigueur en mars 2008, faisant du Nicaragua le dernier pays d'Amérique Latine a abroger ce type de loi.
Source: Têtu.com
Dernière édition par le Sam 19 Jan - 14:25, édité 1 fois
Re: Le Nicaragua dépénalise l'homosexualité
Pas un seul commentaire depuis le 21 novembre, et c’est bien dommage !…
Parce que, au-delà de la simple bonne nouvelle que cela représente pour les gays nicaraguayens, la réflexion de ce député, du point de vue simplement politique, est importante pour nous tous.
« On a dit non à un code pénal dicté par l'Église catholique, et oui à un nouveau texte démocratique basé sur des principes modernes et d'égalité ». Cela veut dire que le progrès démocratique ainsi réalisé a consisté à ne plus fonder la loi et la vie politique de la nation sur une pensée et une idéologie religieuses nécessairement particulières – quelles que soient par ailleurs, pour ceux qui ont décidé d’y adhérer, leur qualité et leur désirabilité.
Ce progrès a consisté à fonder les règles communes de la vie de la nation – c’est à dire la loi ! – sur des valeurs neutres et universelles de démocratie.
Cela, évidemment, n’empêche pas ceux qui adhèrent à la foi et au dogme catholiques de continuer d’en suivre les prescriptions, notamment sur le plan de la morale sexuelle. Libre à eux.
Par contre cela les empêche d’imposer à la nation tout entière leurs choix idéologiques et religieux, ou même simplement leur vision et leur interprétation personnelles de la religion de la majorité.
Et cela permet à ceux qui ont décidé d’adhérer à d’autre valeurs – de liberté, de démocratie, de respect de la diversité des opinions et des choix de vie –, valeurs tout aussi respectables que les valeurs religieuses traditionnelles, de vivre selon ces valeurs en participant pleinement à la vie de la nation.
Cette nouvelle situation s’appelle un état de laïcité. C’est une notion politique qui signifie simplement, comme on peut le constater dans l’exemple nicaraguayen ci-dessus, le découplage entre la vie politique et législative du pays et son inspiration religieuse.
Or, et cela est intéressant du point de vue sociologique et politique, le Nicaragua continue d’être un pays à très forte prévalence religieuse et catholique. Ce qui signifie, comme on l’a fait remarquer bien des fois, que la notion, politique, de laïcité, n’a rien à voir avec l’athéisme, qui est une question de choix reigieux personnel.
La preuve en est d’ailleurs qu’ici-même au Maroc, la question de la laïcité n’est plus du tout un tabou dans le débat public. Elle a été envisagée, au moment des législatives, très sereinement et très intelligemment (par le PPS notamment, mais je ne cherche pas du tout à faire ici une quelconque propagande politique). Elle consistait à proposer l’abandon, et même l’interdiction, de tout référentiel religieux au niveau de l’élaboration des lois, tout en conservant ce référentiel au niveau de imârat al-mu’mininîn.
Ce qui, d’une certaine manière, est le mode de fonctionnement constitutionnel de bien des grandes monarchies démocratiques d’aujourd’hui…
Non seulement il n’est pas interdit de rêver, mais il n’est pas interdit non plus de penser !
Parce que, au-delà de la simple bonne nouvelle que cela représente pour les gays nicaraguayens, la réflexion de ce député, du point de vue simplement politique, est importante pour nous tous.
« On a dit non à un code pénal dicté par l'Église catholique, et oui à un nouveau texte démocratique basé sur des principes modernes et d'égalité ». Cela veut dire que le progrès démocratique ainsi réalisé a consisté à ne plus fonder la loi et la vie politique de la nation sur une pensée et une idéologie religieuses nécessairement particulières – quelles que soient par ailleurs, pour ceux qui ont décidé d’y adhérer, leur qualité et leur désirabilité.
Ce progrès a consisté à fonder les règles communes de la vie de la nation – c’est à dire la loi ! – sur des valeurs neutres et universelles de démocratie.
Cela, évidemment, n’empêche pas ceux qui adhèrent à la foi et au dogme catholiques de continuer d’en suivre les prescriptions, notamment sur le plan de la morale sexuelle. Libre à eux.
Par contre cela les empêche d’imposer à la nation tout entière leurs choix idéologiques et religieux, ou même simplement leur vision et leur interprétation personnelles de la religion de la majorité.
Et cela permet à ceux qui ont décidé d’adhérer à d’autre valeurs – de liberté, de démocratie, de respect de la diversité des opinions et des choix de vie –, valeurs tout aussi respectables que les valeurs religieuses traditionnelles, de vivre selon ces valeurs en participant pleinement à la vie de la nation.
Cette nouvelle situation s’appelle un état de laïcité. C’est une notion politique qui signifie simplement, comme on peut le constater dans l’exemple nicaraguayen ci-dessus, le découplage entre la vie politique et législative du pays et son inspiration religieuse.
Or, et cela est intéressant du point de vue sociologique et politique, le Nicaragua continue d’être un pays à très forte prévalence religieuse et catholique. Ce qui signifie, comme on l’a fait remarquer bien des fois, que la notion, politique, de laïcité, n’a rien à voir avec l’athéisme, qui est une question de choix reigieux personnel.
La preuve en est d’ailleurs qu’ici-même au Maroc, la question de la laïcité n’est plus du tout un tabou dans le débat public. Elle a été envisagée, au moment des législatives, très sereinement et très intelligemment (par le PPS notamment, mais je ne cherche pas du tout à faire ici une quelconque propagande politique). Elle consistait à proposer l’abandon, et même l’interdiction, de tout référentiel religieux au niveau de l’élaboration des lois, tout en conservant ce référentiel au niveau de imârat al-mu’mininîn.
Ce qui, d’une certaine manière, est le mode de fonctionnement constitutionnel de bien des grandes monarchies démocratiques d’aujourd’hui…
Non seulement il n’est pas interdit de rêver, mais il n’est pas interdit non plus de penser !

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Re: Le Nicaragua dépénalise l'homosexualité
Nice, ça me fait plus envie d'aller m'installer en Amerique latine.
3o9ba l le Maroc ... pas légalisé le Mariage homo mais enlever la peine de 3mois oulla je ne sais combien
3o9ba l le Maroc ... pas légalisé le Mariage homo mais enlever la peine de 3mois oulla je ne sais combien
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