L'admin. Bush a financé des groupes anti-gay en Afrique
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L'admin. Bush a financé des groupes anti-gay en Afrique
L'International Gay and Lesbian Human Rights Commission a révélé mercredi 10 octobre avoir découvert que l'administration Bush avait financé en Ouganda des groupes prônant activement la discrimination et la violence envers les homosexuels. Notamment à travers le financement de programmes de lutte contre le sida.
Dans une lettre au Coordinateur mondial pour le sida, Mark Dybul, l'IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission) critique ces financements et exige des assurances pour l'avenir que les aides américaines ne seront pas utilisées pour soutenir des organisations homophobes à travers le monde.
L'IGLHRC indique avoir commencé son enquête après les évènements survenus en Ouganda l'été dernier. En août, une conférence conduite par les "minorités sexuelles en Ouganda", un collectif de groupes LGBT locaux, avait appelé au respect des minorités sexuelles dans un pays où l'homosexualité est illégale et punissable de peines de prison allant de 14 ans à la perpétuité. Cette campagne avait occasionné une réaction haineuse des groupes religieux ougandais hostiles aux droits des gays.
Selon l'IGLHRC, le premier cas de scandale repose sur le Pasteur Martin Ssempa, chef d'une communauté religieuse et porte-parole d'une coalition contre l'homosexualité en Ouganda. Ce pasteur a organisé, le 21 août à Kampala, un rassemblement comprenant notamment plusieurs membres du gouvernement appelant à une action officielle contre les personnes LGBT. Martin Ssempa a qualifié l'homosexualité d' "acte criminel contre les lois de la nature" justifiant qu'aucun droit ne soit accordé aux homosexuels ougandais.
Or, l'une des organisations dirigées par Ssempa a reçu des financements américains destinés officiellement à un programme de prévention du sida.
La coalition anti-gay qu'il anime, et qui rassemble catholiques, anglicans, baptistes et autres adventistes, a publié sur un site Internet les noms, photos et adresses d'activistes LGBT ougandais, les mettant ainsi clairement en danger.
L'IGLHRC a aussi révélé avoir découvert qu'une autre organisation ougandaise, musulmane celle-là, avait également été subventionnée par l'administration Bush alors qu'elle a aussi inscrit la lutte contre l'homosexualité dans son programme.
Les programmes de lutte contre le sida en Afrique semblent donc être devenus des moyens de capter des fonds pour des groupes et des organisations dont les positionnements homophobes sont patents.
Ce scandale pose bien évidemment la question de la prévention des populations gay africaines vis-à-vis du VIH, alors qu'elles sont particulièrement concernées.
"Moins d'un million de dollars ont été consacrés à des programmes de prévention destinés aux hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes en Afrique, en dépit de l'impact disproportionné de l'épidémie dans ces populations", déplore l'IGLHRC.
L'organisation demande de la transparence sur les financements américains et exige l'arrêt des soutiens accordés à des groupes qui stigmatisent l'homosexualité.
Source Ellico.com
Dans une lettre au Coordinateur mondial pour le sida, Mark Dybul, l'IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission) critique ces financements et exige des assurances pour l'avenir que les aides américaines ne seront pas utilisées pour soutenir des organisations homophobes à travers le monde.
L'IGLHRC indique avoir commencé son enquête après les évènements survenus en Ouganda l'été dernier. En août, une conférence conduite par les "minorités sexuelles en Ouganda", un collectif de groupes LGBT locaux, avait appelé au respect des minorités sexuelles dans un pays où l'homosexualité est illégale et punissable de peines de prison allant de 14 ans à la perpétuité. Cette campagne avait occasionné une réaction haineuse des groupes religieux ougandais hostiles aux droits des gays.
Selon l'IGLHRC, le premier cas de scandale repose sur le Pasteur Martin Ssempa, chef d'une communauté religieuse et porte-parole d'une coalition contre l'homosexualité en Ouganda. Ce pasteur a organisé, le 21 août à Kampala, un rassemblement comprenant notamment plusieurs membres du gouvernement appelant à une action officielle contre les personnes LGBT. Martin Ssempa a qualifié l'homosexualité d' "acte criminel contre les lois de la nature" justifiant qu'aucun droit ne soit accordé aux homosexuels ougandais.
Or, l'une des organisations dirigées par Ssempa a reçu des financements américains destinés officiellement à un programme de prévention du sida.
La coalition anti-gay qu'il anime, et qui rassemble catholiques, anglicans, baptistes et autres adventistes, a publié sur un site Internet les noms, photos et adresses d'activistes LGBT ougandais, les mettant ainsi clairement en danger.
L'IGLHRC a aussi révélé avoir découvert qu'une autre organisation ougandaise, musulmane celle-là, avait également été subventionnée par l'administration Bush alors qu'elle a aussi inscrit la lutte contre l'homosexualité dans son programme.
Les programmes de lutte contre le sida en Afrique semblent donc être devenus des moyens de capter des fonds pour des groupes et des organisations dont les positionnements homophobes sont patents.
Ce scandale pose bien évidemment la question de la prévention des populations gay africaines vis-à-vis du VIH, alors qu'elles sont particulièrement concernées.
"Moins d'un million de dollars ont été consacrés à des programmes de prévention destinés aux hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes en Afrique, en dépit de l'impact disproportionné de l'épidémie dans ces populations", déplore l'IGLHRC.
L'organisation demande de la transparence sur les financements américains et exige l'arrêt des soutiens accordés à des groupes qui stigmatisent l'homosexualité.
Source Ellico.com
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